5 facteurs qui affectent le sommeil de nos enfants.

sommeil enfant

Une des questions qui hante beaucoup de parents, c’est le sommeil de leur enfant. Tous les parents que j’ai rencontrés se sont déjà demandé ce qu’ils pouvaient faire pour aider leur bébé à mieux dormir.

Il est important de se souvenir que nous n’avons pas de contrôle sur le sommeil des enfants. La capacité de dormir plusieurs heures sans réveils est reliée à la maturité du système nerveux de l’enfant, seul le temps a un impact sur cet aspect. Malgré tout, certaines choses vont affecter le sommeil de notre enfant et provoquer des réveils plus fréquents. Voici les 5 facteurs :

1.  Les besoins fondamentaux à la survie.

Pour qu’un être humain trouve facilement le sommeil, il est primordial qu’il se sente physiquement bien.  C’est d’autant plus vrai pour les jeunes enfants qui ne comprennent pas les causes de leurs inconforts. Pour favoriser un sommeil plus profond, nous pouvons donc nous assurer que nos enfants n’ont pas faim, ni soif, trop chaud, ni trop froid. C’est pourquoi l’endormissement au sein ou au biberon est si efficace : collé sur son parent, l’enfant est juste à la bonne température et il a l’estomac plein. Plus vieux, on peut s’assurer que la température est bonne en lui touchant le creux de l’épaule. S’il est froid, ajoutons une couverture, s’ il est humide, enlevons-en une. Nous pouvons aussi laisser une bouteille d’eau près du lit de l’enfant pour qu’il apprenne lui-même à réguler sa soif.

2. La douleur des dents ou d’une maladie infantile.

La douleur fait partie du bien-être physique mais elle est, de mon point de vue, bien différente. La douleur n’amène pas seulement de l’inconfort, mais également un besoin  »urgent » de changer la situation. Dans certain cas, avec beaucoup de réconfort, l’enfant arrive à s’endormir malgré le mal. Mais lors des périodes de sommeil léger, lorsqu’il se retrouve seul, la douleur le réveille. C’est pourquoi beaucoup de bébés ne pourront dormir de nuit complète tant que leurs dents ne sont pas toutes sorties. Dans les moments de douleur, l’enfant aura donc besoin de ses parents pour parvenir à soulager son mal ou pour apprendre à la tolérer, selon les circonstances

3. Le stress accumulé durant la journée

Le système nerveux n’atteint sa pleine maturité qu’aux alentours de 45 ans. Le cerveau des jeunes enfants est donc très immature, ce qui a un gros impact sur leur sommeil, principalement au moment de les coucher. Cette immaturité fait en sorte que les jeunes enfants n’arrivent pas à évacuer le stress de leur journée aussi efficacement que les adultes. Ils ont besoin de plus de temps pour trouver le calme propice à l’endormissement. C’est pourquoi beaucoup de jeunes enfants peuvent mettre quelques heures avant de trouver le sommeil s’ils sont seuls.

4. La peur de toute et de rien.

Quand l’enfant commence à être conscient de son unicité et de son environnement, les peurs apparaissent elles aussi. Elles se modifieront graduellement au fur et à mesure que l’enfant grandit. Elles deviennent aussi de plus en plus conscientes. Vers 6 mois, avec l’anxiété de séparation, arrive la peur inconsciente de perdre ses figures d’attachement qui se poursuit jusqu’à deux ans environ. Puis viendront peut-être les peurs du noir, des monstres, des loups, de tous les bruits dans la maison ou dehors… Certains enfants sont plus craintifs, d’autres ont peu de peurs. Ce qui est important dans une éducation bienveillante, c’est de se rappeler que même si elles nous semblent anodines pour nos yeux d’adultes raisonnables, ce ne sont pas des caprices. Elles sont bien réelles pour leur petit cœur d’enfant. Il ne faut pas oublier que les enfants n’ont pas acquis le principe de réalité. Ce qu’ils voient dans les histoires, ce qu’ils voient à la télévision, ce qu’ils imaginent, leurs rêves… font partie de leur monde pour vrai. Ils y croient et ils ont besoins d’être accompagnés patiemment pour apprendre à faire la distinction entre la vraie vie et la fiction. Sur ce sujet, vous pouvez regarder ma capsule vidéo: les enfants et la réalité :

5. Le besoin de l’attention de ses parents

Le moment du coucher est habituellement un moment agréable que l’enfant partage avec ses parents. Il est normal que votre fils ou votre fille ait envie de prolonger ce temps avec vous, comme nous aimerions prolonger un repas agréable ou une soirée entre amis. C’est d’autant plus vrai pour les enfants qui passent peu de temps avec leurs parents. Quand les temps exclusifs parent/enfant sont rares, les besoins d’attention de l’enfant prennent le dessus sur le besoin de sommeil et le pousse inconsciemment à rechercher le contact le plus souvent possible avec ses parents, même si c’est avec des parents de mauvaise humeur parce qu’il ne s’endort pas assez vite.

En résumé, plusieurs facteurs peuvent affecter le sommeil de notre enfant. Nous pouvons nous assurer que son environnement est favorable. Par contre, rien ne garantit que l’enfant s’endormira rapidement et qu’il dormira toute la nuit sans réveil. Votre enfant dormira des nuits complètes quand  son système nerveux sera prêt, rien ne peut lui faire prendre de la maturité plus vite. Toutefois, quand il sera prêt, un environnement favorable assurera un sommeil plus long et plus réparateur. En attendant, soyez patients, votre présence est essentielle à votre enfant

Voici un excellent texte sur l’importance de la présence parentale pour les enfants la nuit: Faut-il laisser un bébé pleurer?

Si le sujet vous intéresse, sachez que je donne un atelier sur le sujet. Il est d’ailleurs inclus dans la série Mes cours post-nataux, mode d’emploi pour comprendre mon enfant. Cliquer ici pour connaitre les prochaines dates.

PrintFriendly and PDF

Commentaires